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Beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4:1 "Ces livres...apporteront les éléments de l'investigation" |
excuse : quelque chose offert comme justification. (Webster's Dictionary)
Lorsque est présentée l'évidence indiquant qu'Ellen White n'était pas prophète de Dieu, les croyants en son don prophétique répondent de différentes manières. Cet article examinera la validité des réponses les plus fréquentes produites par les partisans d'Ellen White, aux fins de justifier leur croyance en son prétendu don.
La première réponse est exactement la manière dont les pharisiens décrivaient Jésus ; comme Jésus ébranlait leur systèmes de croyance, les pharisiens prétendaient qu'Il avait un démon1. Cette réponse attaque le messager plutôt que le message lui-même ; les pharisiens comprirent que si les gens pouvaient être convaincus d'être en présence d'un messager démoniaque, ils pourraient alors disqualifier le message sans autre considération. Ellen White apparemment connaissait aussi ce fait, et souvent elle qualifie les critiques à son encontre comme "égarement". Elle adopta cette pratique tandis qu'elle était encore adolescente. Lucinda Burdick qui a relaté quelques-unes de ses premières visions, explique comment Madame White décrivait les caractères des diverses personnes qu'elle prétendait voir, étant en vision :
Certains déclara t-elle, étaient droits vis-à-vis de Dieu, tandis que d'autres avaient les vêtements tâchés. Il était manifeste que ceux qui étaient souillés étaient ceux qui rejetaient ses visions, ou hésitaient à les accepter complètement.2
Des gens de toutes les églises commencèrent bientôt à ouvrir leurs yeux, et s'avérer résolument contre ses visions ; et aussitôt qu'ils prenaient position, elle s'en servait pour les voir 'avec des tâches sur leurs habits' comme elle disait. Je fus personnellement présentée à plusieurs pasteurs, qu'elle disait avoir vu dans le royaume de Dieu avec des 'Oh quelle brillante couronne pleine d'étoiles!'. Aussitôt qu'ils prenaient position contre ses visions, elle les voyait 'condamnés, damnés, et perdus à jamais, sans espoir' 3
Si quelqu'un est "égaré", il est alors sous influence de l'ennemi ; ainsi quoique cette personne puisse dire sera écarté sans autre considération. Un bon exemple de cela est le départ du plus haut dignitaire de l'église, D.M. Canright. Canright fut diabolisé par l'église, et à ce jour certains adventistes refusent de lire son livre au sujet d'Ellen White parce qu'ils ne veulent pas être trompés par l'ennemi.
La raison pour laquelle les gens sont si fortement impressionnés au sujet de l'inspiration d'Ellen White, est qu'ils n'ont reçu qu'une information partielle à son sujet. Souvent, seuls les nouveaux Adventistes entendent ces histoires qui tendent à renforcer la croyance au don prophétique d'Ellen White. Ils sont souvent totalement ignorants qu'il existe des preuves indéniables du contraire, ils n'ont jamais eu l'opportunité d'examiner la pleine évidence concernant son ministère, et ils n'ont pas été avertis qu'elle fit des prédictions qui ne se sont pas réalisées, vu des choses en vision qui étaient fausses, et qu'elle a contredit la Bible de nombreuses fois. Ils ne sont pas informés sur le fait qu'il y a de solides raisons pour des chrétiens, de s'interroger sur ses prétentions à être prophète.
Il est facile d'être trompé au sujet d'une personne lorsque vous ne disposez que d'une information partielle (ou partiale) Par exemple, au temps où Hitler était au pouvoir, le peuple allemand pensait qu'il était un grand leader, la plupart ne savaient pas combien il était cruel et dépravé, jusqu'à ce qu'ils apprennent l'Holocauste des Juifs, reconnu après la guerre Le peuple se faisait une fausse idée d'Hitler, basée sur une information partiale.
En accusant les chercheurs sur Ellen White d'être "sataniques", ses adeptes outrepassent la défense du Christ de juger les autres, aux motifs qu'ils ne savent ni ne comprennent. Certains Adventistes réagissent de la même façon que le faisaient les Catholiques il y a des siècles, quand Martin Luther disait la vérité au sujet du pape ; ils attaquent le messager plutôt que le message. La vérité est que beaucoup de chercheurs sur Ellen White sont inspirés par une pieuse affection pour les autres, et souhaitent les aider à découvrir la pleine vérité au sujet d'Ellen White ; ils ont obéi au commandement de Dieu "d'éprouver" les prophètes (1 Jean 4:1). Ils se sont engagés à partager avec d'autres, la preuve complète au sujet d'Ellen White, afin que chacun puisse prendre une décision avisée quant à son inspiration.
Cette réponse cherche à dissimuler toute la saleté sous le tapis, avec une déclaration bien ficelée ; elle laisse entendre que si quelqu'un dépensait temps et énergie à examiner chaque déclaration faite par Ellen White sur un sujet particulier, on verrait qu'elle était en parfaite harmonie avec la Bible. Ainsi l'intention cachée de cette réponse est d'étouffer toute investigation ; peu de gens ont du temps et de l'énergie pour examiner de manière approfondie tous les écrits de Madame White. Il est de loin plus commode de faire confiance en un pasteur ou dirigeant d'église, que d'aller creuser tous les écrits de Madame White. Tristement, certaines personnes feront cette réponse et n'iront pas jusqu'à enquêter plus avant dans l'évidence.
Ils disent : "Je n'ai pas le temps de faire toutes ces recherches! Mon pasteur a passé du temps à étudier cela, et je reprendrai sa parole disant que les difficultés concernant ses écrits sont dues aux critiques prenant ses déclarations hors du contexte".
Dans cette réponse, les adventistes marchent sur les pas des catholiques qu'ils critiquent si sévèrement, parce qu'ils acceptent la parole de leurs prêtres, sans se donner la peine d'examiner les preuves pour eux-mêmes.
La vérité est que beaucoup des difficultés ne disparaissent pas en les prenant dans le contexte. Maintes fois le contexte ne résout pas du tout le problème ; par exemple, il y a une affirmation de Madame White faite en 1864, disant que les conséquences de l'amalgame, du croisement entre l'homme et l'animal, pouvaient être observées chez "certaines races d'hommes" 4 Pendant plus de 80 ans, les Adventistes -y compris Uriah Smith l'ami des Whites- défendirent cette déclaration sur la base qu'elle parlait de l'union sexuelle de l'homme et de l'animal. Finalement en 1947, Frank Marsh un biologiste, convainquit les dirigeants adventistes de ce que les hommes de science connaissaient déjà depuis des décennies, à savoir qu'il est biologiquement impossible que l'union de l'homme et de l'animal produise un embryon. L'église accepta la nouvelle explication de Marsh et commença de prétendre que Madame White avait parlé de croisements entre êtres humains plutôt qu'entre homme et animal. Toutefois l'évidence textuelle elle-même, ainsi que chaque témoignage que nous avons de chacun des témoins qui ont connu Madame White, y compris Uriah Smith, James White, W.C. White (son fils), et D.D. Robinson (sa secrétaire), nous confirment tous que Madame White parlait bien du croisement entre homme et animal. Etonnament nous découvrons que les mêmes gens repoussant les critiques à l'endroit d'Ellen White, qualifiées de "hors contexte", la prennent eux-mêmes "hors contexte" parce que sa déclaration risible et grotesque sur l'amalgame, ne peut corroborer l'évidence scientifique !
Cette réponse soulève un problème supplémentaire que sont les lourdes contradictions entre certaines déclarations de Madame White, par exemple un témoignage dit que manger du porc est bien, et une déclaration ultérieure disant que c'est mal.5 Selon les défenseurs d'Ellen White, on doit prendre toutes les affirmations qu'elle a faites sur un sujet particulier, les soupeser soigneusement, et déterminer ensuite quelle était son opinion sur ce sujet. Ceci est une bonne stratégie, excepté qu'elle introduit un problème de taille, car Madame White prétendait que ses témoignages venaient de Dieu.6 S'ils venaient directement de Dieu, il ne devrait alors y avoir aucune confusion ; manger du porc est soit bien, soit mal ; Dieu ne dit pas que consommer du porc est bien, pour changer sa pensée quelques années plus tard, en disant que c'est mal.7 Au contraire, la Parole de Dieu est parfaite, personne ne s'est dédit et n'a rectifié la Parole de Dieu ; ce qui était vrai aux premiers temps où elle fut donnée, est vrai pour tous les temps. Les témoignages vrais de Dieu ne changent jamais ; jamais personne n'a eu à y revenir pour les réviser :
Dès longtemps je sais par tes préceptes que tu les as établis pour toujours. (Psaume119 :152)
Les circonstances peuvent changer, mais la Parole du Seigneur ne change pas :
L'herbe sèche et la fleur tombe, mais la Parole du Seigneur demeure éternellement. (1Pi 1:24,25)
Il est donc manifeste que les témoignages d'Ellen White ne sont pas du tout parole de Dieu, par conséquent les Adventistes en sont réduits à deviner lequel vient de Dieu, et quel autre de la pensée d'Ellen White. Ce phénomène n'est pas récent, cette situation s'est produite jadis, à l'époque même d'Ellen White. Un responsable d'église décida de recourir à son propre jugement, par-delà les témoignages d'Ellen White ; elle répondit la chose suivante :
Je vous supplie pasteur Reaser, de prendre position entièrement du bon côté... Si vous prenez fermement position à inverser l'influence que vous avez exercée contre les Témoignages de l'Esprit de Dieu, alors le Seigneur peut vous accepter. Mais tandis que vous demeurez dans une situation instable, ayant davantage confiance en votre propre jugement que vous avez dans le conseil du Seigneur, vous êtes en train d'ébranler la confiance des gens en l'œuvre du Seigneur. 8
Ainsi, les Adventistes ont finalement abandonné le choix d'accepter tous les témoignages de Madame White y compris les contradictions, ou de les rejeter tous.9
Comment lisez-vous Madame White en-contexte? Il est plus difficile qu'il n'y apparait au premier abord. En fait, même l'église SDA trouve plus commode de la prendre quelquefois hors contexte. Si quelqu'un se donnait du temps et faisait l'effort de lire Madame White en contexte, il trouverait probablement que beaucoup de difficultés ne sont pas du tout dissipées. En fait, de nouvelles difficultés se présenteraient, telles celles qui consistent à résoudre les déclarations contradictoires.
"Soit, si elle a commis quelques erreurs, quelle affaire ! Tout le monde commet des erreurs, non ?"
Le message sous-entendu dans cette réponse est que ses erreurs étaient si insignifiantes et mineures, qu'elles ne méritent même pas qu'on se donne du temps à les examiner. Comme la réponse précédente, cette réponse est très subjective ; qui peut décider qu'une erreur est insignifiante ou significative ?
Peut-être est-ce affaire de perception, personnellement j'aurais plutôt une haute opinion de quelqu'un qui ferait telles revendications de ses écrits :
Le Saint-Esprit est l'auteur des Ecritures, et de l'Esprit de Prophétie 10
Si quelqu'un venait à clamer que ses écrits sont "Esprit de Prophétie", il devrait alors être tenu pour norme aussi élevée que le Ciel lui-même. Seriez-vous disposé à accepter quelques fausses prophéties, un mensonge reçu en vision, et plus de 50 contradictions à la Bible dans des livres qui auraient pour auteur le Saint-Esprit ?11 Y a t-il un niveau acceptable d'erreurs à trouver dans des livres qui auraient pour auteur Dieu Lui-même ? Si nous pouvons nous permettre cela, à savoir beaucoup de mensonges, erreurs, contradictions, et méprises dans les écrits d'un prophète, alors nous ouvrons les portes de soi-disant prophètes comme le Mormon Joseph Smith, et la Scientiste Mary Eddy Baker !
Joseph Smith le fondateur Mormon, était aussi appelé "esprit de prophétie". Si nous fermions les yeux sur les grosses gaffes prophétiques d'Ellen White, pourquoi ne fermerions-nous pas aussi les yeux sur les grosses gaffes prophétiques de Joseph Smith ? Il doit y avoir quelque règle qui nous aidera à déterminer si oui ou non un prophète commet suffisamment d'erreurs conséquentes qui le disqualifient en tant que prophète. Joseph Smith eut des visions qui se sont avérées fausses, comme Ellen White ; dirons-nous que les achoppements de Monsieur Smith sont importants tandis que les achoppements de Madame White seraient sans importance? Qui doit décider si un achoppement est important ou non ?
Posons un regard attentif sur la signification des échecs de Madame White. Outre le fait qu'elle commit de sérieuses erreurs qui égarèrent l'église adventiste, d'autre part se contredisant avec elle-même et la Bible de nombreuses fois, l'unique point le plus dévastateur à considérer est que Madame White faillit quasiment à chacun des tests bibliques identifiant un prophète.12 Nous n'avons pas la place ici d'examiner les performances de Madame White sur l'ensemble des tests bibliques, nous ne parlerons que de l'échec le plus flagrant. Cet échec survint au début de sa carrière, lorsqu'elle recevait de fréquentes visions. Madame White vit en vision en plus d'une occasion, que la porte du salut était fermée à tous les non-adventistes. 13
Les preuves indiquent que James et Ellen ont cru en cette doctrine pendant plus de cinq ans, longtemps après que d'autres Adventistes sans directive prophétique l'aient écartée comme sornettes. Cet enseignement eut pour conséquence chez ses partisans d'ignorer l'ordre du Christ de porter l'Evangile partout dans le monde, pendant presque 5 ans ! Leur premier converti non-chrétien était un certain Herman Churchill qui se convertit en août 1850.14 Pensez à l'énormité de cette situation un moment ! Madame White prétendait que la porte de la grâce était fermée à toutes les églises nonimales, Dieu s'en était éloigné, et oeuvrait maintenant à travers Son Reste choisi, les Adventistes.15 Assez incroyablement, c'étaient les non-adventistes qui partaient au-dehors comme missionnaires pour répandre pendant cinq ans le message de l'Evangile, tandis que la prophétesse de Dieu allait d'un endroit à l'autre en ayant des visions convainquant d'autres adventistes, tel que le frère Stowell et la sœur Durben, que celui qui était perdu ne pouvait être sauvé, parce que la porte du salut (de la grâce) était fermée.16 Pensez à toutes les âmes perdues qui ont manqué d'entendre l'Evangile pendant cinq ans, tandis que les premiers Adventistes désobéissaient au Christ en suivant les "visions" de la "Porte fermée" de Madame White ! Comment quelqu'un pourrait appeler l'ignorance à porter l'Evangile, une faute "mineure" ?
Même lorsqu'une personne est face à face avec la preuve accablante que Madame White ne satisfait pas à la plupart des tests bibliques identifiant un vrai prophète, il est difficile parfois de perdre foi en celle en qui on a cru pendant de nombreuses années. Toutefois c'est une erreur que d'ignorer l'évidence actuelle passablement substantielle, se cramponnant à un hypothétique espoir, qu'un jour dans le futur, quelque preuve sera peut-être découverte par quelqu'un, expliquant ses prophéties manquées et autres erreurs. La vérité est que l'on dispose aujourd'hui d'une somme gigantesque de preuves irréfutables amenant à solide décision, concernant son inspiration. Il n'est pas besoin de s'en remettre à quelque révélation future, il y a actuellement énormément de preuves disponibles, pour prendre une décision réfléchie en connaissance de cause.
On dit que parfois les prophètes bibliques ne comprenaient pas leurs propres visions. Par exemple, le prophète Daniel pria pour comprendre les visions qu'il avait reçues de Dieu. Jean le Baptiste était apparemment ignorant du rôle que Jésus devait jouer comme Messie. Les adventistes affirment qu'Ellen White peut-être n'a pas bien compris ses visions, particulièrement ses premières visions comme celles concernat la porte fermée de la grâce.
Madame White prétendait :
Je me présente à vous tel que le Seigneur s'est présenté à moi. Je n'écris pas un article dans le journal, pour exprimer simplement mes propres idées, elles sont ce que Dieu a ouvert devant moi en vision : les précieux rayons de lumière resplendissant du trône.17
Le problème est que les visions rapportées par Madame White indiquent clairement une porte fermée du salut. Il ne s'agit pas là d'une mauvaise compréhension de la vision, les visions ne sont pas floues, elles sont très claires au contraire, elles montrent précisément la porte du salut (ou de la grâce) fermée. En fait à un endroit, nous trouvons Ellen White citant son ange mot à mot. En 1849, Ellen White et son ange discutent de la situation égarée des églises chrétiennes :
Les réformes qui me furent montrées n'étaient pas des réformes allant de l'erreur vers la vérité, mais du mal au pire, car ceux qui avaient professé un changement de cœur s'étaient seulement enveloppés d'un manteau religieux qui couvrait l'iniquité d'un cœur mauvais. Certains paraissaient réellement convertis, de manière à tromper le peuple de Dieu, mais si leurs cœurs avaient pu être vus, ils seraient apparus plus noirs que jamais. Mon ange accompagnateur me commanda de rechercher le travail en faveur des âmes de pécheurs, comme il convient. Je regardai mais je ne pus ne le voir, car le temps de leur salut était passé.18
Comment une communication aussi directe pourrait-elle être mal interprétée ? L'ange a dit : "le temps de leur salut est passé" Peut-on être plus clair ?
Quelqu'un pourrait se demander pourquoi Dieu a eu une telle difficulté à communiquer un concept aussi fondamental que la porte fermée de la grâce, tandis qu'à la même époque, il aurait pu communiquer si efficacement à Ellen White une grande variété d'autres thèmes, dont certains avaient apparemment peu d'importance en comparaison.
Ce problème de l'incompréhension de ses propres visions semble contredire un autre adventiste, qui prétendait que les visions d'Ellen White étaient uniquement données pour confirmer ou rejeter ce que les frères avaient déjà étudié dans l'Ecriture. Madame White elle-même admet à deux reprises que c'était ses propres visions qui confirmaient les autres dans les enseignements de la porte fermée.19 Si c'est la vraie raison, pourquoi les visions furent-elles données, se pouvait-il que Madame White les ait mal comprises ? Si le but des visions était de confirmer ou rejeter des points particuliers d'étude, comment Dieu pouvait-il manquer de faire que Son message soit clairement accepté ou rejeté par Sa prophétesse ? Quelle est l'utilité d'une vision donnée pour confirmer un point de vérité, si la vision se situe au-delà de la compréhension ? Comment un Dieu omniscient et omnipotent pouvait manquer de communiquer efficacement Sa confirmation ou son rejet d'un point important, à Son prophète ?
Les situations qui se sont produites dans la vie de Madame White sont complètement différentes de celles rencontrées par Jean-Baptiste. Pour autant que nous le sachions, Jean n'a jamais reçu de vision montrant que Jésus allait devenir un chef temporel ; en fait nous ne savons même pas que Jean ait reçu une seule vision. A l'inverse Madame White prétendait avoir reçu de nombreuses communications directes de Dieu, y compris des visions confirmant que la porte du salut était fermée. Contrairement à Daniel qui admit ne pouvoir comprendre sa vision, Madame White proclamait ses visions comme si elle les comprenait entièrement. La vérité est que les visions manquées d'Ellen White ne peuvent être hypothéquées comme un cas de simple incompréhension. Ses visions ratées constituaient un manquement grave à la prophétie, qui l'ont disqualifiées pour le rôle de prophète (voir Deut.18:22).
Prenons garde de ne pas confondre "défaillances morales" et "défaillances théologiques" Comme nous, tous les prophètes ont péché et ont eu leurs défaillances morales. Je ne condamnerais jamais Madame White pour une défaillance morale, le problème est ailleurs. La vraie question est de savoir si oui ou non, Madame White a échoué dans les tests bibliques identifant un prophète. Il y a GRANDE DIFFERENCE entre défaillance morale et faillir aux tests de reconnaissance de prophète. La vraie question est de savoir si Madame White fut une prophète inspirée comme le furent les prophètes bibliques.
La vérité est que Madame White était passablement différente des prophètes bibliques, voici en quoi elle différait :
Il est intéressant de voir comment certains Adventistes sont prêts à rallier les sceptiques, athées ou agnostiques, et mettre en lambeaux les prophètes bibliques afin de les descendre au même niveau que leur prophète. La vérité est qu'ils ne peuvent le faire, car les prophètes de la Bible expriment la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu est sans défaut. "Le témoignage de l’Eternel est véritable" (Psaume 19:7)
La finalité de cette question est que nous n'aurions pas besoin de soumettre Madame White aux tests bibliques de reconnaissance des prophètes, parce qu'elle n'a jamais revendiqué ce titre. Fut-elle prophète ou simplement messagère ? La vérité est que Madame White prétendit être plus que prophète :
Tôt dans ma jeunesse, on m'a demandé à plusieurs reprises : êtes-vous prophète? J'ai toujours répondu : je suis la messagère du Seigneur. Je sais que beaucoup m'ont appelée prophète, mais je ne fais pas revendication de ce titre ; mon Sauveur m'a déclaré être sa messagère. Ton œuvre m'ordonna t-Il, est de porter Ma parole... ce n'est pas toi qui parlera, c'est le Seigneur qui donnera les messages de reproche et d'avertissement. Ne t'écartes jamais de la vérité en aucune circonstance ; donne la lumière que je te donnerai. Les messages de ces derniers jours seront gravés dans des livres, et seront immortalisés, pour témoigner contre ceux qui un jour, se sont réjouis de la lumière, mais qui ont été conduits à la délaisser à cause des influences, des séductions de la méchanceté. Pourquoi ne prétends-je pas être prophète? Parce que de nos jours, nombreux qui prétendent audacieusement être prophète, sont un reproche à la cause de Christ, et parce que mon travail inclut bien plus ce que le mot 'prophète' signifie. Mon mandat embrasse l'oeuvre d'un prophète, mais cela ne s'arrête pas là.22
Pourquoi aurait-elle prétendu que ses écrits étaient "l'Esprit de Prophétie" si elle n'était pas prophète ? L'église adventiste prétend t-elle détenir "l'Esprit des Messages ?" Non ! Ils prétendent être le Reste ayant le signe distinctif de "l'Esprit de Prophétie".
La vérité est qu'elle et ses associés prétendirent qu'elle avait le don prophétique pendant presque 70 ans. Ils prétendaient que son don prophétique était preuve que l'église Adventiste du 7e Jour était la vraie église du reste d'Apocalypse 12:17 et 19:10. On ne peut lui trouver d'excuse après l'avoir soumise à l'épreuve biblique de validité d'un prophète, en clamant qu'elle était simplement une "messagère" Si elle prétendait être plus qu'un prophète, alors elle avait besoin d'être maintenue à un niveau plus élevé que les prophètes.
1. Jean 8:48.
2. Rapport certifié de Lucinda Burdick, 26
Sept. 1908.
3. Déclaration de Lucinda Burdick publiée
dans : Miles Grant, An Examination of Mrs. White's Visions, (Boston: The
Advent Christian Publication Society, 1877).
4. Ellen
White, Spiritual Gifts, Vol. 3, p. 75.
5. Comparez Testimonies Vol. 1, p. 206
avec Testimonies, Vol. 2, p. 93.
6. Voir par exemple, Testimonies, Vol.
8, p. 298, Selected Messages, Vol. 3, p. 30, Testimonies, Vol. 4,
p. 148; Vol. 5., p. 661, p. 217, pp. 63-67.
7. Les défenseurs d'Ellen White voudraient
suggérer que les gens n'étaient probablement pas prêts pour la réforme
sanitaire. Y a-t-il quelconque preuve que les gens n'étaient pas prêts pour la
réforme sanitaire ? Il est difficile de le constater. Le frère Curtis (L'homme à
qui s'addressait le témoignage d'Ellen White) était très intéressé par la
réforme sanitaire, et il est bien probable que d'autres l'étaient aussi. Il y
avait eu d'autres réformateurs de santé adventistes dans les années 1840 et au
début des années 1850, qui avaient promu un régime végétarien. Toutefois, il
reste une vague possibilité pour que les gens n'aient pas été prêts pour la
réforme sanitaire ; dans un tel cas, on s'attendrait à ce que le prophète ait
beaucoup à dire. Un examen du témoignage révèle que Madame White ne fit aucune
déclaration regardant l'empressement du peuple adventiste pour la réforme
sanitaire ; elle ne suggère pas non plus que soit entrepris un examen lent et
attentif des Ecritures. La pointe de son témoignage est que si Dieu avait eu
une nouvelle vérité pour Son église, Il aurait présenté cette vérité à plus
d'une personne seulement, laissant entendre que ces nouvelles vérités seraient
venues des Whites, et non du frère Curtis.
8. Ellen White, Loma Linda Messages, p. 334.
9. Cette approche de "tout ou rien"
des Témoignages semble être totalement contraire à l'avertissement de l'apôtre
Paul, à ne "pas mépriser les prophéties, d'examiner toutes choses, de
retenir ce qui est bon" (1Thes. 5:20,21) Heureusement en pratique, la
plupart des Adventistes rejètent les témoignages extrèmistes de Madame White
(ex. ne pas consulter de médecins, ne pas prendre d'assurance vie, etc.) et
suivent seulement ce qu'ils estiment venir de Dieu. En agissant ainsi, ils se
mettent dans la même position que le pasteur Reaser, en placant leur jugement
personnel au-dessus des Témoignages.
10. Ellen
White, Selected Messages, vol. 3, p. 30.
11. Preuves sur les prédictions manquées,
fausses visions, et contradictions à la Bible, se trouvent sur .
12. Tests bibliques se trouvent entre autres
en Deut. 18:22, Jér. 23:32, Jér. 23:25,30, 1Tim. 6:3-5, Matt. 7:15,16, 1Cor.
14:34-37.
13. Voir
par exemple, A Word to the Little Flock, p. 14.
14. A août 1850, remonte la premier trace
connue de personne inconvertie durant le mouvement de 1844, à avoir été
acceptée dans l'église Adventiste. James White écrivait : "Un frère
[Herman Churchill] qui n'a pas été de l'Avent, et n'avait pas fait profession
publique de religion jusqu'en 1845, s'est manifesté clair et net pour toute la
vérité. Il ne s'est jamais opposé à l'Avent, et il est évident que le Seigneur
l'a conduit, bien que son expérience n'ait pas été exactement la notre.
Pareillement, quiconque entre dans la vérité de la onzième heure, doit
s'attendre à de grandes épreuves " -- James White, AR, août 1850. (Early
Years, p. 191) Voici ce que George Butler, président de la Conférence
Générale, écrivait le 7 avril 1885 dans la Reveiw and Herald : "Il
fut l'un des tous premiers cas de conversion dans le monde à venir à la
présente vérité, qui survint après 1844. . . Je me souviens bien de lui quand il venait à Waterbury, Vermont,
et assistait aux réunions dans la maison de mon père, où certains se rencontraient
de temps en temps. Ils furent assez surpris au début, que celui qui avait été
un incrédule manifeste un intérêt dans la doctrine adventiste. Il ne fut pas
repoussé mais accueilli à bras ouverts. Il était sérieux et zélé, et comme ils
discernaient en lui de la sincérité, ils l'ont accepté comme un vrai converti
".
15. Voir Early
Writings, pp. 229-249.
16. Voir Manuscript
Releases, vol. 3, p. 93, 97.
17. Ellen
White, Testimonies, Vol. 5, pp. 63-67.
18. Ellen
White, Present Truth, août 1849.
19. Voir Manuscript
Releases, vol. 3, p. 93, 97.
20.
Comparez 'A Word to the Little Flock' [Un mot au petit Troupeau] (1847)
avec 'Early Writings' [Premiers Ecrits] (1882).
21. Voir par exemple sa prédiction du retour
du Christ faite à une conférence en 1856. Elle prétendit que quelques-uns de
ceux qui étaient présents seraient transmutés ; ils sont bien-sûr maintenant
tous morts. "Il m'a été montré la troupe présente à la Conférence, l'ange dit :
'certains serviront de nourriture aux vers, certains seront sujets aux sept
dernières plaies, et certains seront vivants et resteront sur la terre pour
être transmutés à la venue de Jésus' " Testimonies, Vol. 1, p. 131.
22. Ellen
White, Review and Herald, 26 juillet 1907 ; Selected Messages
[Messages choisis] vol. 1, p. 36, 1906.
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