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Beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4:1 " Ces livres...apporteront les éléments de l'enquête " |
Contrairement à un mythe populaire, Madame White apporta peu au monde, si ce n’est rien de nouveau, en matière de réforme sanitaire. La plupart, si ce n’est tout de ses enseignements sur la santé, avaient déjà été recommandés par des réformateurs populaires de la santé, avant qu’elle ne commença à les enseigner.
Ayant été élevée dans l’église méthodiste,
Madame White était très probablement familière des écrits et des pratiques du
fondateur de l'église John Wesley. Wesley croyait que santé et guérison
faisaient partie intégrante du message de l'évangile. En 1746, en tant que
jeune évangéliste, Wesley étudiait la médecine, et commença à visiter les
malades, prescrivant pour leurs problèmes de santé, des remèdes naturels
variés. Dès 1753, il testait les pouvoirs curatifs de l'électricité, qu'il a
décrits comme "la médecine la plus efficace dans les désordres nerveux de
toutes sortes, jamais encore découverte".
Il fut auteur de nombreux livres sur la réforme sanitaire; voici quelques-unes des réformes sanitaires qu’il exerça et défendit au XVIIIe siècle :
En plus de ses nombreux livres et brochures sur la santé, Wesley fonda un programme hospitalier méthodiste qui constitue aujourd’hui, un des plus vastes systèmes de soins privés dans le monde.
Influence de Joseph BatesLa réforme sanitaire constituait un sujet important parmi les pionniers
adventistes, particulièrement pour le capitaine Joseph Bates. Il ne fait pas de
doute que Bates avait une grande influence sur les Whites et la jeune église
adventiste. Réformateur de santé, Bates militait contre "tabac, pipes, et
tabatières". Plus tard, il décria l’usage ou la commercialisation des "boissons
alcoolisées, du cognac au cidre, et de la bière." (The Sealing Message, pp. 67-68)
En 1844, pas moins de 19 ans avant la première "vision" de Madame White sur la réforme sanitaire, Madame M.L. Shew publiait la troisième édition d’un livre de 156 pages sur la réforme sanitaire, intitulé « Cure d’eau pour les dames » : une oeuvre populaire sur la santé, la nourriture et le régime des femmes et des enfants, ainsi que sur la prévention et le souçi des maladies. Dans ce livre, elle enseignait que :
Sylvester Graham, dans ses « Sermons sur la Science de la
Vie Humaine » (publiés en 1849), exposait les choses suivantes :
(Voir Sermons, pp. 224-286)
En outre, Graham était à la fois opposé aux excès conjugaux et à l’abus de soi (masturbation). Graham croyait que les aliments stimulants éveillaient les passions sexuelles. Il en conclua donc qu’un des meilleurs moyens de contrôler les impulsions sexuelles, était d’adopter un régime végétarien, et d’abandonner condiments, épices, alcool, thé, et café (Lecture to Young Men on Chastity, [Sermons aux Jeunes Hommes sur la Chasteté] pp. 83, 144-148).
Dans les années 1850, Dio Lewis devint conférencier nationalement connu sur la réforme sanitaire. Il enseignait beaucoup de choses identiques à Graham, mais il y ajouta la réforme alimentaire du seulement « deux repas par jour ». Les Whites étaient bien informés sur le Dr. Lewis ; dans la biographie de Madame White, Arthur le petit-fils, note qu’au début des années 1860 ...
"La Review and Herald
éditée par James White et Uriah Smith, produisit occasionnellement des articles
de presse sur le repos, l’air pur, l’exercice, et cetera ; ils
selectionnèrent des extraits des autres journaux, ou des écrits d’un certain Docteur
Dio Lewis. Assez souvent,
des articles et admonestations décourageant l’usage de tabac, thé, et café,
y étaient inclus." Ellen
White, vol. 2, p. 73
Les Whites n’étaient pas seulement familiers des écrits de santé du Docteur Lewis ; effectivement ils lui rendirent visite, chez lui à Boston en 1871, et discutèrent avec lui en privé (voir lettre 15 de 1871, à Edson et Emma White, 15 novembre 1871, 5MR 397.1}
Larkin B. Coles était moins connu que Graham ou Lewis. Toutefois, il est d’un intérêt spécial pour les Adventistes, parce qu’il était médecin et prêcheur millériste. Avant sa mort en 1856, il écrivit deux livres sur la santé. Dans ses livres, il se faisait l’avocat de l’air pur, de l’exercice, du régime végétarien, du non-usage des stimulants, de la réforme vestimentaire, de la pureté sexuelle, et de la diminution des médicaments. Nombreux écrits de Madame White sur la réforme sanitaire, paraissent étonnamment similaires aux écrits de Coles.
Coles mettait en garde non seulement contre le fait de manger de la viande,
parce qu’elle augmentait les tendances animales (charnelles), mais il
établissait aussi un lien entre consommation de viande et maladie. Il était
assez respectable pour faire entendre sa voix (que d’autres réformateurs
avaient déjà exprimée) ; disant qu’il
y avait relation de cause à effet entre usage de tabac et carcinome [sorte
de cancer]. (The Beauties
and Deformities of Tobacco-Using, 1853, p. 142)
Ellen White était une "retardataire" (ou nouvelle venue) à la réforme sanitaire. Tandis qu’elle ne recevait sa première "vision" sur la réforme sanitaire qu’en 1863, dès le début des années 1850, le mouvement de réforme sanitaire battait son plein en Amérique. Orateurs sur la santé et la tempérance sillonnaient le pays ; ils parlaient dans les églises et les salles, promouvant le régime végétarien, et mettant en garde contre l’alcool, le tabac, et les corsets. Une pleine décennie avant que Madame White reçoive sa "vision" sur la réforme sanitaire, la majeure partie de ses enseignements sur la santé étaient déjà enseignée par de non-adventistes nationalement connus, en tant que chrétiens en croisade pour la santé.
La première tentative de réforme sanitaire de Madame White, fut un livre appelé Appeal to Mothers, publié en 1864. Comme les efforts de Sylvester Graham, deux décennies plus tôt, Madame White décida que ses membres d’église avaient besoin d’être avertis des dangers sanitaires de la masturbation. En première page, elle avertit du nombre surprenant de décès causés par la masturbation :
Avez-vous observé la surprenante mortalité parmi la jeunesse ? (Appeal, p. 5)
Selon Madame White, non seulement la masturbation causait la
mort ainsi qu’un large éventail de maladies physiques, mais aussi des problèmes
de santé mentale :
L’esprit est souvent complètement ruiné, et la démence prend place. (Appeal, p. 27)
Inutile de dire que “Appeal to Mothers” (Appel aux Mères) n’est plus imprimé depuis longtemps. Comme tant de beaucoup d’autres de ses écrits et visions qui se sont avérés inexacts, ce livre a tout simplement disparu de la vue du public. (Si vous souhaitez en savoir plus sur ce que Madame White a écrit dans ce livre et un autre, dans ses premiers écrits sur la santé, cliquez ici.)
Tandis que dans l'arène de la réforme sanitaire, elle n’égala jamais la gloire atteinte par la prophète de même nature, Marie Baker Eddy, dont le premier livre Science and Health publié en 1875, fut vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, les efforts ultérieurs de Madame White furent couronnés de plus de succès. Avec l’assistance de son équipe de rédacteurs, éditeurs, et écrivains professionnels, elle fut capable de produire un bien meilleur livre sur la réforme sanitaire, qui est encore disponible aujourd’hui : Ministry of Healing (Ministère de la Guérison) Peut-être que Madame White eut occasion de lire le livre de Madame Eddy :
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Mary Baker Eddy, Science et
Santé, 1875 |
Ellen G. White |
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La prière ne peut changer l’état de la Science, mais elle tend à nous mettre en harmonie avec elle. (p. 1) |
La prière n’œuvre aucun changement en Dieu ; elle nous met en harmonie avec Dieu. (Christ's Object Lessons, p. 143, 1900) |
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... nous moulera et modèlera à nouveau, jusqu'à ce que nous nous éveillions à Sa ressemblance. (p. 4) |
Alors Il nous moulera et modèlera à la divine
ressemblance... (Signs of
the Times, 3/11/1903) |
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Leurs imperfections et impuretés sentaient le reproche omniprésent de Sa perfection et de sa pureté. (p. 52) |
A toutes choses fausses et viles, Sa présence forte était reproche. A la lumière de Sa pureté, les hommes se voyaient impurs... (Education, p. 79, 1903. |
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ici pour voir le plagiat d’Ellen White, des autres auteurs sur la santé
Sources du matériel
littéraire ci-dessus: